Séance #7 (11/03/2008)

« My garden is small but the grass is greener » (Festinger, 1962)

 

§

Eléments importants (indispensables)

Eléments intéressants

§1

- présentation de deux objets d’attrait égal à un enfant

- attribution de l’un et retrait de l’autre

- constat d’une préférence subjective pour l’objet attribué

 

§2

- interrogation sur la validité de ce constat chez l’adulte

- interrogation sur l’existence d’un éventuel processus psychologique de confortation ou de remise en cause du choix a posteriori

- contradiction avec dicton : « l’herbe est toujours plus verte chez le voisin »

§3

- organisation d’une expérience chez l’adulte :

(1)    présentation de deux objets d’attrait égal (cadeaux) à une femme (épouse) ;

(2)    demande d’évaluation / confirmation de cette égalité par le sujet ;

(3)    sélection libre d’un objet par le sujet et retrait de l’autre ;

(4)    évaluation de l’attrait des deux objets par la femme ;

(5)    constat d’un gain d’attrait pour l’objet retenu et d’une baisse d’intérêt pour l’autre

 

§4

- explication du comportement par la théorie de la dissonance cognitive

- : attribution d’un surcroît de cohérence à des éléments cognitifs (informations) insuffisamment cohérents par besoin humain de cohérence

-

- éléments cognitifs concernant comportements, opinions, sentiments, etc.

§5

- possibilité de changement des éléments

- désignation des changements producteurs ou restaurateurs de cohérence sous le nom de changements réducteurs de disonnance

 

Synthèse proposée

Dans son article, Festinger rappelle que, après la présentation de deux objets d’attrait égal et l’attribution de l’un à l’exclusion de l’autre, on constate chez l’enfant une préférence subjective pour l’objet attribué. S’interrogeant sur la validité de ce constat chez l’adulte, il s’est demandé s’il existait un éventuel processus psychologique de confortation ou de remise en cause a posteriori des choix. L’expérience proposée consiste à présenter deux objets d’attrait égal (cadeaux) à une femme (épouse), à lui demander une évaluation / confirmation a priori de cette égalité d’attrait, à lui laisser choisir l’un et abandonner l’autre, à lui demander une évaluation a posteriori de l’attrait des deux objets. Le surcroît d’attrait pour l’objet retenu et la baisse d’intérêt de l’autre constatés s’expliquent par l’attribution d’un surcroît de cohérence aux éléments cognitifs jugés insuffisamment cohérents (théorie de la dissonance cognitive). La production ou la restauration de cohérence impliquent des changements d’élements, dits changements réducteurs de dissonances.

 (155 mots)

 

 

Proposition de traduction du §3

Afin d’éclairer cette question, il existe une autre expérience réalisable chez soi, en utilisant cette fois comme sujet un adulte plutôt qu’un enfant. Achetez deux cadeaux à votre femme, en choisissant de nouveau des choses dont vous avez des raison de penser qu’ils lui plairont autant l’un que l’autre. Trouvez quelque excuse plausible pour expliquer que vous les avez tous les deux en votre possession, montrez-les à votre femme et demandez-lui de vous dire comment elle les trouve. Après avoir obtenu une bonne mesure de leur attrait, dites-lui qu’elle en peut avoir un des deux, quel que soit celui qu’elle choisit. Vous rendrez l’autre au magasin. Après qu’elle a fait son choix, demandez-lui encore une fois d’évaluer l’attrait de chacun des deux cadeaux. Si vous comparez les évaluations d’attrait avant et après le choix, vous trouverez probablement que l’attrait du cadeau choisi a augmenté et que celui du cadeau rejeté a diminué