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Données économiques et sociales
du Sénégal
La base économique du pays reste fragile
car insuffisamment diversifiée et fortement dépendante
de l’agriculture et de la pluviométrie. Ainsi après
plusieurs années de croissance soutenue (4,6 % en
moyenne sur les 5 années 1996/2001), un ralentissement
est intervenu en 2002 (1,2%) du fait de la sécheresse et
de la chute de la production agricole. L’excellente
situation en la matière en 2003 a permis de retrouver un
bon taux de croissance. L’activité reste tirée par le
secteur secondaire -essentiellement du fait du BTP- et
le tertiaire. La politique budgétaire, fortement
encadrée par le FMI et la BM, a contenu l’inflation. Le
taux d’investissement est en progression grâce à un fort
contenu extérieur mais les PME-PMI -sans parler du
secteur informel- rencontrent des difficultés pour
accéder au financement bancaire, ce qui freine le
développement. Par ailleurs le pays reste enclavé.
Au total, la croissance est insuffisante
pour faire régresser la pauvreté, avec une démographie
qui demeure élevée (2,7%) dans un pays qui dispose de
peu de ressources naturelles [1]. . L’insuffisance d’infrastructures,
d’équipements publics, le sous-emploi chronique, sont
des contraintes importantes avec des risques de tension
sociale, dus à la présence d’une population
marginalisée.
Même s’il l’est plus que la plupart des
autres pays de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal est peu
industrialisé. La grande majorité de la population vit
de la pêche et de l’agriculture (et la moitié des
paysans se consacre à l’arachide). Le secteur secondaire
représente aujourd’hui 20 % du PIB et les autorités
veulent favoriser le développement industriel grâce à
l’investissement privé. L’artisanat occupe une place
importante : 4 à 600 000 personnes [2] et un programme national est annoncé
pour « faire de ce secteur un poumon de l’économie
sénégalaise ». La pêche occupe à peu près le même
effectif. Le tourisme est quant à lui la deuxième source
de devises.
Agroalimentaire, textile,
télécommunications sont des secteurs ciblés pour le
développement par les pouvoirs publics qui annoncent
aussi des projets ambitieux en matière d’infrastructures
(réseau routier, rail, nouvel aéroport)
La question énergétique pèse sur les
capacités de développement. La SENELEC -dont la
privatisation est en cours- souffre d’insuffisance de
production. En milieu rural le taux d’électrification ne
dépasse pas 7%. La situation s’est améliorée depuis la
mise en service du barrage de Manantali (Mali) en 2002
qui fournit l’appoint nécessaire d’électricité mais le
mauvais état des infrastructures en matière de transport
et de distribution de l’énergie cause encore de
fréquents délestages et pannes.
Concernant l’emploi, il faut insister sur
la très faible part de la population salariée relevant
du code du travail et d’un régime de protection sociale.
L’immense majorité de la population active se trouve
dans le secteur dit « informel ». Les
statistiques de la Direction de la Prévision et des
Statistiques font état de 3.127.800 personnes actives
effectivement occupées (dont presque deux millions en
milieu rural). Selon les sources de la caisse de
sécurité sociale et de l’IPRES [3] , on comptabilise de 210 000 à 250 000
travailleurs salariés dans le secteur
« moderne » (inclus les fonctionnaires) soit
environ 7% de la population active à qui le système
sénégalais assure une protection sociale (très
parcellaire).
La mise en œuvre des orientations [4] du DSRP (document stratégique de
réduction de la pauvreté) a commencé en 2003 et le
Sénégal a atteint le 21 avril 2004 le point d’achèvement
de l’initiative PPTE. L’intégration régionale
sénégalaise, au sein de l’UEMOA, s’est matérialisée par
la mise en place d’un tarif douanier extérieur commun
depuis 3 ans, par l’introduction d’un taux unique de TVA
(18 %) en septembre 2001 et la participation à des
politiques sectorielles régionales. La mise en place
d’un Conseil du Travail et du Dialogue Social au niveau
de l’Union est envisagée. Cependant la situation de la
Côte d’Ivoire pèse sur l’UEMOA.
Le social en chiffres (SOURCE PNUD ET
DPS)
- 10 millions d’habitants dont 42 % en
ville
- 50 % de moins de 18 ans, 75 % de moins
de 30 ans
- PIB/H : 343 369 F CFA
- L’agriculture (qui fait vivre environ
60 % de la population) représente 20 % du PIB (60 %
pour le tertiaire, dominé par le commerce)
Santé / Famille :
- Taux de fécondité : 5,2
- Mortalité infantile (0 à 1 an) :
63 pour 100.000 (sur 1000 naissances vivantes 143
enfants meurent avant l’âge de 5 ans)
- Mortalité maternelle : 510 pour
100.000 naissances vivantes
- Première cause de mortalité :
paludisme
- Taux de prévalence du sida : 1,5
%
Education :
- Taux d’alphabétisation : 36 % (33
% chez les femmes) avec de grandes disparités :
60 % sur Dakar, 20 % dans certaines provinces.
- Taux brut de scolarisation : 68 %
(73 % pour les garçons, 58 % pour les filles) dans
l’élémentaire, 10,7 % dans le secondaire
40 % du budget de l’Etat est consacré à
l’éducation.
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